Monsieur le Ministre,
J’ai l’honneur d’appeler votre bienveillante attention sur les inquiétudes que suscite la suppression de la filière BEP au Lycée de Gaillac sans remplacement par un baccalauréat professionnel.
Vous venez, en effet, de transmettre aux recteurs une note datée du 29 octobre, confirmant la suppression accélérée des BEP au profit de baccalauréats Professionnels en 3 ans.
Pour le lycée de Gaillac, cela signifie que dans un avenir très proche, vraisemblablement à la rentrée 2008-2009, tous les élèves potentiellement intéressés par cette filière ne trouveront plus cette formation à Gaillac.
L’annonce de ne pas remplacer cette filière par un Bac professionnel à Gaillac, ne permettra pas également aux élèves de BEP de poursuivre leur cycle en Bac pro sur Gaillac.
Ils seront donc dans l’obligation d’arrêter leurs études, ou, pour les plus motivés, de s’expatrier sur les lycées professionnels alentours qui n’ont pas forcément la capacité d’accueil ni les équipements à disposition. Le lycée de Gaillac, pour sa part, est d’ores et déjà opérationnel en termes d’équipements et de personnels enseignants. Rien ne s’oppose donc à ce que le baccalauréat professionnel vienne remplacer à Gaillac la disparition de la filière BEP.
A noter que ce seront les jeunes des familles les plus démunies qui subiront de plein fouet ces fermetures, en particulier par les coûts de l’internat et des transports.
Devant ces difficultés, nombre d’élèves seront dans l’obligation d’abandonner leur projet de formation. Cette sortie du système éducatif mettra en péril leur insertion dans la vie active parce que l’on sait bien que la qualification est l’élément essentiel pour trouver un emploi.
Tout plaide donc aujourd’hui pour que le baccalauréat professionnel en 3 ans vienne remplacer la disparition de la filière BEP au lycée de Gaillac.
Je vous remercie par avance de bien vouloir m’indiquer votre décision qui je l’espère ira dans le sens de l’intérêt des enfants, des parents et du personnel enseignant du lycée de Gaillac.
Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma plus haute considération.
Thierry CARCENAC
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MERCI A TOUTES ET A TOUS